Interprètes dans les Zones de conflit

Protéger les interprètes en temps de paix comme en temps de guerre. Ils jettent un pont entre les peuples.


─── Qui nous sommes

Le projet de l’AIIC pour protéger les interprètes dans les zones de conflit fonctionne sur la base d’un partenariat avec des partenaires du monde entier. Il s’agit d’attirer l’attention sur la tragédie que vivent de nombreux interprètes qui interviennent dans une zone de conflit et sont blessés, mutilés, ou perdent même la vie, sont emprisonnés ou persécutés en raison du métier qu’ils exercent, ou bien encore sont menacés.

Depuis 2009, l’AIIC œuvre pour protéger, informer et former les interprètes qui travaillent en situation de guerre, de danger et de conflit.


─── Notre méthode de travail

Des interprètes civils pris entre deux feux

Notre travail a porté essentiellement sur les interprètes civils recrutés par les forces de la coalition pendant les conflits en Irak et en Afghanistan. Au cours de ces années de conflit, des centaines d’entre eux ont péri et des milliers ont été blessés dans leur chair et leur esprit. Sans formation reconnue, ils ont pourtant constitué un maillon essentiel dans les communications et se sont souvent trouvés sur le front aux côtés des forces armées étrangères. Trop peu protégés, tant physiquement que juridiquement, trop mal informés de leurs droits et de leurs devoirs, ils se sont retrouvés abandonnés à leur triste sort, eux et leurs familles, lors du retrait des troupes. Ils sont alors devenus victimes, attaqués et assassinés par ceux de leurs compatriotes qui les considéraient comme des traîtres ou des espions.

Nous considérons que les gouvernements qui furent les employeurs de facto de ces interprètes au service de leurs armées ont l’obligation morale et stratégique de les protéger pendant et après le conflit, en les ramenant en sûreté dans nos pays. À l’avenir, il ne faut plus que les interprètes autochtones subissent un tel sort.


Un statut spécial de protection

Au niveau international, les interprètes devraient bénéficier au moins du même niveau de protection que les journalistes ou les travailleurs humanitaires. A terme, pour pouvoir protéger les interprètes menacés de par le monde, nous prônons un statut spécial, semblable à celui qui permet de protéger les membres d’organisations comme le Comité international de la Croix-Rouge. C’est dans ce but que nous plaidons auprès des Nations Unies et d’autres organismes en faveur d’une déclaration qui aboutirait à la mise en place d’une protection juridique spécifique des interprètes et mettrait fin à l’impunité des crimes commis contre eux.


─── Activités
    • Nous sommes co-auteurs et signataires d’un Guide Pratique publié en 2012 qui précise les droits, les devoirs et les règles éthiques à suivre afin de faciliter la coopération entre les interprètes de terrain et leurs employeurs (publié en collaboration avec Red T et FIT)

(Versions disponibles : ARA, BEL, DEU, DUT, ELL, FAS, FIN, HEB, ITA, NOR, PUS, RUS, SPA, SWE, TUR et ZHO)

Photo: Dan Meyers / Unsplash


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─── En savoir plus

Pour atteindre notre objectif nous vous invitons à signer cette pétition en ligne adressée aux Nations Unies.